Projet d’irrigation de Sia-Kouanza : MCA-Niger tient un atelier technique à Gaya

Après les autorités administratives de la région de Dosso, c’est autour des responsables techniques locaux d’échanger ce 18 février 2020 avec MCA-Niger sur la réorientation du projet de Sia-Kouanza.

La mission vise en outre à collecter des données complémentaires pour la formulation du projet attendue dans les meilleurs délais par MCC (le bailleur) pour évaluation et validation par son Comité d’Investissement, puis par le Conseil d’Administration de MCA-Niger.

En raison des contraintes relatives au temps de mise en œuvre du projet, au foncier et des exigences environnementales notamment, MCC et MCA-Niger ont décidé d’opter pour une approche pragmatique tout en conservant le financement du projet de même que les zones d’intervention.

Les réflexions sont orientées désormais vers « l’irrigation à échelle optimale » pour mieux servir les communautés avec moins d’impacts sociaux et environnementaux.

Projet d’irrigation de Sia-Kouanza : les autorités de Dosso informées des réaménagements

 

Une mission conduite par le Directeur Général de MCA-Niger s’est entretenue le 11 février 2020 avec les autorités de la région de Dosso où doit se réaliser ledit projet.

La délégation a informé le Gouverneur de la région, le Préfet de Gaya et le Maire de Tanda de la réorientation du projet compte tenu de certaines contraintes environnementales, sociales et surtout de temps pour achever l’aménagement hydroagricole.

L’approche en discussion consistera en « l’irrigation à échelle optimale » sur le même site que la précédente option ; le financement est également sauvegardé, renseigne le Directeur Général de MCA-Niger.

Le réaménagement apporté au projet d’irrigation, veut mieux servir les producteurs.

Ce réajustement se veut pragmatique et nourrit l’ambition de mieux servir les producteurs. Mamane Annou après avoir expliqué les raisons de cette inflexion a salué le rôle moteur de Dosso, qui, a-t-il dit, « est le porte-drapeau des différents projets du Compact ». En effet, outre ce projet d’irrigation, le Compact a prévu dans cette région, la réhabilitation du tronçon Dosso-Bella sur la RN7, la RN35 et la route rurale Sambéra-Guitodo.

Le Maire de Tanda directement concerné par la réalisation de ce projet a suggéré la construction de digues pour protéger les récoltes des effets pervers des inondations et a proposé l’adoption de la culture irriguée à base d’énergie solaire, car, a plaidé Bawa Garba, cette technique est moins couteuse.

Le projet va se réaliser sur le même site sans préjudice socio-environmental.

Les Directeurs départementaux des structures étatiques ont pris part à cette rencontre rehaussée par la présence du Sultan de Dosso.

Après cette rencontre, un atelier technique sera organisé prochainement pour affiner les contours de ce projet. Il sera suivi ensuite d’une mission d’information à l’endroit des communautés.

Retraite de MCA-Niger : impulser une nouvelle dynamique aux interventions

Au terme de deux années de mise en œuvre du Compact, le personnel de MCA-Niger a passé au crible son parcours les 6 et 7 février 2020. Il s’agissait de faire une évaluation rigoureuse du chemin parcouru afin d’améliorer le processus de réalisation des différents projets.

Accélérer le rythme

Le Directeur Général a rappelé la mission confiée à MCA-Niger dans un bilan sans concession présenté au cours de cette rencontre. Le constat qui se dégage est éloquent : il reste beaucoup d’efforts à fournir pour atteindre la vitesse de croisière souhaitée du Compact.

Après avoir discuté en profondeur des différents jalons des projets, des entraves multiformes et le niveau de réalisation, les uns et les autres ont souligné le besoin de concentrer plus d’énergie dans la mise en œuvre des projets.

Les débats ont abouti à la nécessité d’accélérer la cadence de la mise en oeuvre des projets.

Ces constats sont le résultat des travaux de groupes dont les restitutions en plénière ont révélé des insuffisances à tous niveaux. Des solutions ont été préconisées afin de booster les différents mécanismes, à l’instar du respect des procédures et des démarches administratives. Toutes choses auxquelles MCA-Niger a promis d’apporter des correctifs idoines en vue de faciliter davantage le travail.

Témoignages sur les autres Compacts

Cerise sur le gâteau, des témoignages de cadres ayant déjà travaillé dans d’autres Compacts (Bénin, Burkina-Faso, Mali, Maroc et Sénégal) ont éclairé les participants sur les exigences de ce Programme. Tous ont unanimement reconnu la portée des investissements qui prennent en compte les secteurs stratégiques comme l’irrigation, les routes, l’éducation et l’énergie, selon les pays.

Des expériences partagées, on retient essentiellement « qu’il nous faut ceindre les reins à tous les niveaux en nous appropriant le Programme à travers une capacité de proposition et de production afin d’atteindre de très bons résultats ».

« Le Compact, est un Programme d’excellence. »

 « Le Compact est un Programme d’excellence et puisque nous avons cette chance, nous devons donner cette chance aux autres », ont-ils expliqué en choeur.

Séance de team building

Une session de renforcement de l’esprit d’équipe a clôturé cette rencontre de deux jours dans une bonne ambiance avec le ferme engagement de relever les défis qui se dressent sur la voie du Compact.

 

 

Retraite 2020 de MCA-Niger : accélérer la cadence !

Le personnel de MCA-Niger a passé en revue les 6 et 7 février 2020, à Niamey, les deux années de mise en œuvre du Compact lors d’une retraite. Résultat des courses : la nécessité d’accélérer la cadence et tenir les délais !

Après avoir discuté en profondeur des différents jalons des projets, des entraves multiformes et le niveau de réalisation, les uns et les autres ont souligné le besoin de concentrer plus d’énergie dans la mise en œuvre des projets.

Le Directeur Général, Mamane Annou, a lancé un appel pour un « nouveau départ » axé sur des résultats.

Nous y reviendrons !

 

Pérennité et durabilité au menu de la 3e journée de l’atelier sur Sia-Kouanza

A l’agenda du 3e et dernier jour le 29 janvier, de l’atelier sur le projet d’irrigation de Sia-Kouanza, des discussions sur des modèles généraux de la petite irrigation, l’organisation des producteurs et leur accompagnement.

Certaines problématiques concernant l’énergie, la durabilité et la pérennité des futures installations ont été abordées.

Le solaire en pole position

Le Niger étant un pays ensoleillé par excellence, c’est sans surprise que le choix est porté vers le solaire. Cependant, il subsiste des obstacles concernant le coût élevé de l’investissement initial ainsi que le manque de ressources humaines qualifiées sur place dans la zone du projet. Des propositions allant dans le sens de la formation des techniciens, ont été faites pour pallier ces insuffisances.

Une des questions fondamentales récurrentes concerne la pérennité et la durabilité du système qui sera retenu. Une fois le projet clôturé, quelle solution mettre en place afin que le système puisse s’autofinancer et se renouveler ?

Au nombre des propositions :

  • La création d’un compte bloqué par exploitant et dans lequel sera reversé chaque année un montant proportionnel à l’amortissement du système.
  • La mise en place d’une caisse recevant les cotisations des exploitants dans le cas d’une utilisation collective.

Plus de surface pour plus de rentabilité

Un autre aspect important concerne la taille du site qui fera l’objet du financement. Cette donnée a une incidence directe sur le Taux de Rentabilité Economique (TRE). Plus le nombre d’hectare aménagé est grand, plus le TRE est intéressant, ont expliqué les spécialistes. Le TRE est une variable utilisée comme critère de sélection des projets par le Millennium Challenge Corporation (MCC).

Afin de toucher du doigt la réalité de la petite irrigation, une équipe de MCA-Niger et de MCC s’est rendue sur une exploitation située à 25 km de Niamey, dans le village de Guésselbodi.

L’exploitant explique le fonctionnement de l’installation à l’équipe MCA-Niger.

L’exploitation couvre une vingtaine d’hectare et pratique la petite irrigation sur fond propre.

L’irrigation goutte à goutte sur un champ de moringa (Photo Naji Ide Siddo).

Cette visite a permis de découvrir l’irrigation goutte à goutte, ainsi qu’un exemple d’installation de forage couplé à des pompes solaires.

 

Poursuite de l’atelier de réorientation du projet de Sia-Kouanza

Pour le compte de la deuxième journée, les discussions ont été consacrées à la réglementation en matière de gestion et d’exploitation des eaux souterraines. La rencontre a aussi planché sur les exigences réglementaires relatives à l’environnement et au profil foncier des terres de la zone du projet.

Une certitude, la zone regorge d’eau souterraine pour l’irrigation ! L’assurance a été donnée par les résultats d’une étude hydrologique conduite par Radar Technologies International (RTI), un cabinet spécialisé.

Des images satellitaires qui montrent la présence des eaux souterraines.

Les recherches qui ont porté sur une grande zone dont celle du projet  comportent une première composante A dénommée « Interprétation de la Télédétection pour l’Exploitation des Ressources en eaux » et une composante B, « Evaluation Hydrogéologique utilisant les résultats de la Composante A ».

La première composante A vise essentiellement à utiliser des moyens offerts par la télédétection spatiale pour mieux appréhender la logique de répartition des eaux souterraines et leur description, en vue de leur utilisation rationnelle pour le développement de l’irrigation, dans le contexte d’une évolution climatique préoccupante.

Sia-Kouanza présente un énorme potentiel. « Il y a de l’eau et tout le montre ! », a lancé avec emphase le Directeur de RTI.

Pour ce qui est de la règlementation de l’utilisation de l’eau dans le cas des projets d’irrigation, MCA-Niger a reçu l’accord de l’Autorité du Bassin du Niger (ABN), l’entité gouvernementale chargée de réguler l’utilisation des eaux de ce bassin.

Impacts environnementaux et sociaux mitigés

Les projets de MCA-Niger respectent les normes de performance de la Société Financière Internationale (SFI), adoptées par le Millennium Challenge Corporation (MCC) en matière de gestion environnementale et sociale, de même que les dispositions nationales en la matière.

Le profil foncier de la zone a été également discuté au cours de cette rencontre. Les terres dans la zone du projet, situées sur des basses terrasses dans la commune de Tanda, relèvent du domaine privé des producteurs. L’aspect sécurisation foncière reste une importante étape afin de sécuriser les investissements du Compact.

 

Projet de Sia-Kouanza : le choix d’une irrigation à échelle optimale en discussion

Les résultats des études de rentabilité économique du projet grande irrigation de Sia-Kouanza, doublés des conclusions de celles environnementales, sociales et foncières, révèlent que l’option initiale devra subir une réorientation tout en gardant l’objectif de départ, servir plus de bénéficiaires et contribuer à réduire la pauvreté par la croissance économique. « Cette inflexion pragmatique dans la démarche, garde toutefois le financement et l’essence du projet, à savoir contribuer à réduire la pauvreté en milieu rural en mettant à la disposition des communautés des terres plus rentables grâce à des apports technologiques », a expliqué le Directeur Général de MCA-Niger, Mamane Annou à l’ouverture de ces trois jours d’atelier.

De Gauche à droite, la Directrice des Opérations de MCC, Katerin Ntep, le DG de MCA-Niger, Mamane Annou et la Directrice de Programme de MCA-Niger, Aminata Samaké.

Le projet garde son essence

Outre la rentabilité économique, le facteur temps constitue une contrainte majeure à la concrétisation de ce projet. En effet, le Compact court encore sur trois années (fin en janvier 2023), une période insuffisante pour mener à bien le projet de grande irrigation de Sia-Kouanza. L’inflexion apportée au projet ne modifie ni le financement ni le site de réalisation.

La rencontre a regroupé des spécialistes venus de divers horizons.

La première journée de travail ce 27 janvier a principalement porté sur l’analyse de l’existant et les expériences des différents acteurs du domaine de la petite irrigation.

Le Niger a adopté depuis le 10 avril 2015 une Stratégie Nationale pour la Petite Irrigation (SPIN) qui répond aux besoins d’harmonisation des approches d’intervention et de financement dans le domaine de la petite irrigation.

Les échanges ont également permis à MCA-Niger de s’imprégner des expériences de différents partenaires techniques et financiers déjà rompus à la tâche au Niger. Parmi les problématiques abordées, la pérennisation du système et son auto- renouvellement, l’utilisation des nouvelles technologies et la maintenance des équipements en milieu rural et celle de l’approvisionnement suffisante en eau.

Les participants ont aussi évoqué les questions fondamentales du Genre et de l’Inclusion Sociale ; dans le cas d’espèce, il s’agit de prendre les dispositions idoines pour s’assurer au maximum de la participation des couches de la société, notamment, les plus vulnérables.

Le Conseil d’Administration valide le Plan d’Action de Réinstallation du périmètre irrigué de Konni

 

La 10e réunion ordinaire du Conseil d’Administration de MCA-Niger tenue ce mercredi 22 janvier 2020, a planché sur plusieurs sujets d’importance dont l’approbation du Plan d’Action de Réinstallation (PAR) du périmètre irrigué de Konni ainsi que la réorientation du projet d’irrigation de Sia-Kouanza.

A propos du périmètre de Konni, les préparatifs sont assez avancés en vue de payer la compensation aux personnes affectées par le projet (PAP).

L’entreprise chargée des travaux de réhabilitation est déjà sur place pour le début effectif de sa mission qui est tributaire de la réalisation de cette étape.

Des inflexions dans le projet de Sia-Kouanza

Au terme de plusieurs études approfondies, il ressort que le projet de Sia-Kouanza (Gaya), doit subir quelques réajustements tout en gardant l’essence de l’activité : permettre à plus de producteurs d’avoir accès à des surfaces améliorées et plus rentables, sans déstructurer l’existant.

Jonathan Richart, Vice-Président de MCC et Kristin Penn, Directrice Pays de MCC.

Dans cette perspective, MCC, le bailleur du Compact, par la voix de son Vice-Président, Jonathan Richart, a porté cette nouvelle donne à la connaissance du Conseil d’Administration afin d’avoir son aval pour définir les contours de cet aménagement apporté au projet. Six mois supplémentaires ont été accordés à MCA-Niger afin de modifier le projet, tout en veillant à conserver les zones d’intervention et les fonds alloués au départ.

La disponibilité de ressources en eau constitue un sérieux défi dans la promotion de l’agriculture. C’est à cet effet que MCC a sollicité l’expertise de Radar Technologies International (RTI), un cabinet international d’exploration hydrogéologique afin de mieux orienter les projets dans le cadre du Compact. Alain Gachet, PDG de RTI a restitué les résultats de l’étude afin de développer des outils pour la planification de la gestion des ressources en eaux souterraines et le renforcement des capacités au Niger.

Pour la réhabilitation des routes (RN7, RN35 et la Route rurale Sambéra-Guitodo), des appels d’offres sont prévus en mars 2020 et les travaux en juin, pour une durée d’exécution de 22 mois. La nouvelle méthode GENIS (Gestion par niveau de service) sera testée dans ce cadre avant le transfert des infrastructures à la partie nationale.

Les responsables de MCA-Niger présents à la rencontre.

L’activité Communautés Résilientes au Climat et le Projet d’appui au pastoralisme au Sahel (PRAPS) ont présent un état d’avancement positif de leurs différentes initiatives.

Le Conseil d’Administration tout en relevant des avancées dans le processus de la réforme du secteur des engrais, a instruit les différentes parties prenantes de cette activité de faire plus de diligence pour accélérer la cadence de ce secteur crucial dans la promotion de l’agriculture au Niger.

 

Atelier de lancement de l’étude sur les corridors de transhumance de Tahoua et Maradi

 

Des représentants de différentes organisations ont pris part à la rencontre.

La mise en place des corridors de transhumance de façon durable et efficiente représente un enjeu majeur dans la préservation du cheptel nigérien et par ricochet pour la croissance de l’économie nationale. L’élevage au Niger contribue à hauteur de 11% au PIB national et presque 40% du PIB agricole.

Fort de cela le Projet Régional d’Appui au Pastoralisme au Sahel (PRAPS) de MCA-Niger a organisé ce 20 Janvier 2020 l’atelier de lancement des travaux sur les couloirs pastoraux  des régions de Tahoua et de Maradi.

Lors de ces études, MCA-Niger s’engage à respecter les contraintes environnementales et à favoriser la durabilité et l’engagement des communautés dans les actions à mener.

Le DG de MCA-Niger (costume) a relevé la portée de l’élevage dans l’économie nigérienne.

Le développement des plans d’aménagement pastoraux permettra de renforcer la gestion durable et l’accès sécurisé des communautés pastorales et agro-pastorales aux ressources naturelles indispensables au développement et à la croissance de leur cheptel. « Ces activités permettront également de faciliter la mobilité des éleveurs et de leurs animaux, réduisant ainsi les contraintes liées à l’accès aux ressources pastorales essentielles que sont l’eau et le pâturage et réduire par la même occasion les conflits y afférents », a expliqué le Directeur Général de MCA-Niger, Mamane Annou. 

Le Programme Compact appuie l’élevage nigérien en travaillant à l’amélioration de la santé animale, la gestion des ressources et la facilitation de l’accès au marché.

Projet Irrigation à Sia Kouanza : MCA-Niger échange avec les entreprises

 

MCA-Niger et les entreprises ont exploré les meilleurs moyens technologiques de réaliser le projet irrigation de Sia-Kouanza.

Il s’agissait de présenter le projet d’irrigation de Sia-Kouanza (Gaya) aux entreprises spécialisées dans le domaine du pompage, de l’énergie, de la distribution et du forage, pour l’irrigation.

De gauche à droite, le Directeur des infrastructures de MCC, le DG de MCA-Niger, Mamane Annou et la Directrice de Programme de MCA-Niger.

Après avoir présenté les contours du projet, le Directeur Général de MCA-Niger a expliqué la nécessité de sa réalisation avec célérité ; il doit aussi servir plus de bénéficiaires et respecter des principes de durabilité afin de répondre à l’objectif stratégique du Compact, « Réduire la pauvreté par la croissance économique ». Mamane Annou a aussi insisté sur la simplicité qui permettra aux communautés d’être indépendantes et à même de prendre en charge le fonctionnement et la maintenance des infrastructures.

Le représentant de Tech Innov lors de sa présentation.

Plusieurs entreprises ont présenté leurs offres pour prendre part à la mise en œuvre de ce projet.

Les responsables des entreprises ont relevé au cours des échanges, plusieurs problèmes que rencontre l’irrigation au Niger. Ils vont du coût élevé de l’eau d’irrigation, l’obsolescence des technologies utilisées, au manque d’expertise dans le domaine.

Le Compact du Niger est composé de deux axes majeurs : le projet Irrigation et Accès au marché et celui relatif aux Communautés résilientes au climat.