MCA-Niger et MCC font le point des projets

Le compte à rebours pour la clôture du Compact du Niger est enclenché. Les équipes de MCA-Niger redoublent d’ardeur et d’initiatives pour finaliser les différentes activités selon les standards.

C’est en ce sens que s’est tenue  à Niamey du 26 au 30 juillet 2022, une rencontre  afin de plancher sur l’état d’exécution de certains projets et donner les orientations idoines.

Cette réunion devra déboucher sur des décisions indispensables à la finalisation de certains projets.

Les équipes de MCA-Niger et du bailleur MCC, ont passé en revue des sujets inhérents à l’irrigation avec en toile de fond, le périmètre hydroagricole de Konni dont la réhabilitation est en phase de finition. « La réhabilitation de Konni est bien avancée à plus de 80% », renseigne le Directeur Général de MCA-Niger, Mamane Annou.  Les travaux de conservation des eaux et des sols, la défense et la restauration des sols (CES/DRS) pour le périmètre de Konni ont également meublé les échanges.

Ajustement du projet d’irrigation de Sia Kouanza

L’autre centre d’intérêt demeure les activités d’irrigation à Sia-Kouanza (région de Dosso). « Nous avons proposé un réajustement qui nous satisfait; nous l’avons proposé au Ministre de l’Agriculture qui l’a approuvé », affirme le DG de MCA-Niger.

Egalement abordées, des questions relatives aux couloirs de transhumance et les marchés à bétail dont le processus de passation de marchés est en cours.

Autres centres d’intérêt de cette rencontre, les réformes. Pour celle du secteur de l’élevage, les travaux ont passé en revue les dernières étapes afin de finaliser la mise en place du Fonds de vaccination ; l’accompagnement à apporter aux autorités dans la gestion des eaux souterraines, a été également discuté.

« Nous avons vu beaucoup de progrès… », Catherine Ntep.

Catherine Ntep, Vice-Présidente de MCC, chargée des Opérations du Compact, appelle à finir en beauté. « Il nous reste 18 mois pour la mise en œuvre. On a déjà vu beaucoup de progrès avec les routes et le périmètre de Konni. Il faut finir fort ! »

Contrôle de la qualité des engrais : des inspecteurs formés

Poursuite de la mise en œuvre des différents éléments de la Réforme du Secteur des engrais au Niger.

Pour une efficacité optimale des activités de distribution des intrants au Niger, les inspecteurs chargés du contrôle et de l’inspection des engrais, ont été outillés à Maradi du 23 au 27 février 2022.

Les inspecteurs vont jouer un rôle crucial dans le respect des standards des engrais exigés au Niger.  

Des équipements vont être installés bientôt à certains postes frontières pour assurer l’inspection des engrais.

Le laboratoire des sols de l’INRAN a été mandaté par le Ministère de l’Agriculture pour effectuer les analyses officielles de la qualité des engrais. Ces équipements basés à Niamey fonctionnent à flux continu pouvant faire plus de 100 échantillons par jour (azote, potassium, phosphore).

La Réforme du secteur des engrais fait partie d’une série d’initiatives du Gouvernement nigérien soutenues techniquement et matériellement par MCA-Niger dans la mise en œuvre du programme Compact.

Une deuxième session de renforcement de capacités des inspecteurs des engrais est prévue à Dosso 28 février au 4 mars 2022.

Engrais au Niger : nette augmentation des importations

Depuis la libéralisation du secteur des engrais, le secteur privé s’est organisé et mène les activités avec entrain et professionnalisme.

Selon des informations publiées par le Ministère de l’Agriculture, depuis 2020 on assiste à une augmentation substantielle de la quantité d’engrais importé par les opérateurs économiques.

Le secteur privé nigérien assure avec entrain l’importation et la distribution des engrais.

Les données fournies par les douanes et la Direction des statistiques soulignent en effet qu’en 2020, plus de 31000 tonnes ont été commandées. Ce chiffre a été multiplié quasiment par trois en 2021 avec plus de 90000 tonnes importées.

Des dizaines d’agréments délivrés

Cette prise en main par les privés voulue par les autorités dans le cadre de la Réforme du secteur des engrais au Niger, a été concrétisée par la délivrance de dizaines d’autorisation d’importation et d’exportation de même que la vente en gros et en détails.

Pour cette catégorie d’acteurs du secteur des engrais, 158 agréments ont été délivrés par les services compétents du Ministère de l’Agriculture.

Dans le cadre de la mise en œuvre de la Réforme du secteur des engrais au Niger, l’Etat a mis en place des structures techniques et de contrôle. L’Observatoire du Marché des Engrais au Niger (OMEN) et le Comité Technique des Engrais du Niger (COTEN).

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Tous les acteurs concernés ont été associés au processus inclusif de la Réforme.

Pour leur part les membres du secteur privé se sont regroupés au de l’Association Nigérienne des Importateurs et Distributeurs des Engrais (ANIDE).

Lire aussi https://www.mcaniger.ne/2021/04/26/secteur-des-engrais-de-la-pertinence-de-la-reforme/

Dans ce processus, le gouvernement nigérien bénéficie de l’appui technique et financier de plusieurs partenaires dont le Millennium Challenge Corporation (MCC) par le truchement du Millennium Challenge Account – Niger (MCA-Niger).

 

Fonds Commun des Engrais : le Manuel de procédures validé

Un pas important franchi dans le processus de réforme du secteur des engrais au Niger !  Le document de référence en vue d’une gestion efficace du Fonds Commun des Engrais (FCE) au Niger a été validé ce jeudi 11 novembre 2021 à l’issue d’une rencontre qui a regroupé les différentes parties prenantes de ce secteur.

En vue de surmonter les difficultés relatives à la disponibilité des engrais au Niger, l’Etat a opté pour une réforme de ce domaine stratégique.

Dans cette perspective des organes de contrôle et de gestion ont été mis en place : l’Observatoire du Marché des Engrais au Niger (OMEN) et le Comité Technique des Engrais au Niger (COTEN).

Cette phase importante franchie, il était primordial de doter ce processus d’un Fonds commun des engrais (FCE). Ce qui fut fait !

Une fois cette étape réalisée, la gestion de ce fonds posait des questions de gouvernance.  D’où la nécessité de mettre en place pour le secteur des engrais un manuel de procédures administratives, financières et comptables pour une gestion optimale et rigoureuse de ces ressources financées par l’Etat et les partenaires dont MCA-Niger.

« Un manuel simple et dynamique »

Pour Djibo Bagna, Président de l’OMEN, ce manuel est un outil précieux dont l’utilisation va « rassurer les opérateurs économiques. » Selon lui, ce manuel permet d’avoir « une vision globale. »  Il a émis le vœu qu’il ne subisse pas le même sort que certains documents de référence dont la mise en place n’a pas contribué à améliorer la gouvernance dans d’autres secteurs. Djibo Bagna a exhorté les participants à proposer une mouture finale « simple, pratique et dynamique. »

Le Président de l’OMEN, Djibo Bagna (au centre) a relevé l’importance de ce manuel dans la gestion rigoureuse du Fonds Commun des Engrais.

Au terme des échanges, le manuel a été validé par les participants représentant l’Association nigérienne des importateurs et distributeurs d’engrais (ANIDE), le Ministère de l’Agriculture, le Ministère des Finances, MCA-Niger (le partenaire de l’Etat dans cette réforme) et des représentants du monde paysan.

Restauration des terres : validation du plan d’action des recommandations

Après la tournée de lancement des opérations de récupération et de restauration des terres dans les régions, MCA-Niger a rencontré ce mercredi 5 mai 2021 les différentes entités impliquées dans cette initiative.

Objectif, amender et approuver le plan d’action des recommandations issues des rencontres de lancement en régions. Les travaux ont permis en outre d’harmoniser et valider les plans de travail des ONG chargées de la mise en œuvre de cette activité. Il s’agit notamment de ADL, CDR/OSE IL ED Yanayi et ONDERNA.

Au terme de cette activité prévue dans les régions de Maradi, Tahoua, Tillabéri et Dosso, 70000 hectares de terre seront récupérés pour les besoins de l’agriculture et l’élevage.

 

Engrais : le Ministre de l’Agriculture déterminé à poursuivre la Réforme

La Réforme du secteur des engrais au Niger, constitue un pan essentiel de la stratégie pour promouvoir l’agriculture face aux chocs climatiques.
Depuis des années, le Niger bénéficie de l’appui technique et financier de partenaires dont MCA-Niger pour la bonne conduite de cette initiative voulue par les autorités.
Le Ministre de l’Agriculture et de l’Elevage par intérim, Issouf Barkai
réaffirme la détermination du Gouvernement à réaliser cette réforme.

Le rapport d’audit institutionnel de la CAIMA présenté

En vue de mieux orienter la réforme du secteur des engrais au Niger, un audit institutionnel et organisationnel de la Centrale d’Approvisionnement en Intrants et Matériels Agricoles (CAIMA) a été commandité. Les résultats présentés ce mardi 06 Août 2019 relèvent des insuffisances organisationnelles auxquelles il faut remédier.

Le rapport d’audit recommande entre autres, la mise en place de contrat de performance, des indicateurs pour mieux appréhender l’évolution des activités de cette organisation ; le rapport propose en outre la mise sur pied d’outils tel que l’audit interne et un plan de communication bien articulé autour des objectifs de la CAIMA.

Le cabinet MAC qui a conduit les études relève aussi « l’indisponibilité et l’inaccessibilité » des engrais du fait de leur prix élevé. Il recommande une plus grande implication du secteur privé.

Le Ministre d’Etat chargé de l’agriculture, Abouba Albadé (centre) ; le DG de MCA-Niger Mamane Annou (à sa gauche).

Ces préoccupations ont été soulignées par le Ministre d’Etat chargé de l’agriculture, Abouba Albadé. Selon lui, la mise en œuvre des recommandations issues de ce rapport se feront de « manière méthodique », car le constat d’améliorer l’existant est implacable.  « Les producteurs ont des attentes légitimes », a-t-il rappelé avant d’ajouter que cet audit est l’occasion de prendre de la hauteur pour « poser un nouveau regard fait d’analyse rigoureuse » de la situation des engrais au Niger. Il a en outre expliqué cette démarche par la « nécessité de privilégier l’efficience » dans l’importation et la distribution des engrais dans toutes les régions du pays.

Réforme indispensable

Pour sa part, le Directeur Général de MCA-Niger, l’un des principaux partenaires de l’Etat dans la mise en œuvre de cette réforme, a affirmé la disponibilité de son institution à appuyer les organes de la réforme. « Nous continuerons à soutenir la marche de cette réforme qui est indispensable et inéluctable pour l’autosuffisance alimentaire au Niger et pour l’autonomisation des producteurs, surtout des femmes et des jeunes. »

Pour Mamane Annou, « Ce rapport doit être pour nous une boussole pour nous guider dans le choix des solutions et surtout la mise en œuvre diligente des recommandations issues de ces études. »

Les participants ont affirmé la nécessité d’outiller le secteur privé à jouer pleinement son rôle dans cette nouvelle donne.

Il a été ainsi demandé à cette fin au Cabinet MAC de mener d’ici la fin du mois de décembre prochain une étude sur les capacités du secteur privé.

MAC devra aussi vérifier si toutes les actions prévues dans le plan de la réforme ont été réalisées.

Rôle du Projet d’Appui à la Réforme du Secteur des Engrais au Niger (PARSEN)

Le gouvernement du Niger avec l’appui du MCC, s’est engagé à travers le MCA-Niger, dans un processus de réforme du secteur des engrais au Niger. Ce besoin de réforme peut s’expliquer par la faible contribution du secteur des engrais aux objectifs assignés à l’agriculture à travers les politiques et stratégies nationales.

La réforme devrait contribuer à mettre en place un système efficace et durable, capable d’améliorer la disponibilité d’engrais de qualité et leur accessibilité aux producteurs dans toutes les régions du Niger. Aussi, vise-t-elle à élaborer un cadre opérationnel de fournitures d’engrais subventionnés liés à une base de données des bénéficiaires ciblés à l’avance.

Pour que cette intervention soit efficace, le secteur privé devra être opérationnel et efficient dans l’importation et la distribution des engrais. L’Etat a donc la responsabilité de le mettre dans un environnement concurrentiel. Ainsi, ces deux acteurs peuvent coexister sans risque de compromettre les objectifs de la réforme.

Le but du plan de réforme du secteur des engrais à mettre en œuvre est d’améliorer sensiblement la contribution du secteur des engrais au développement de l’agriculture nigérienne. Son objectif principal est d’augmenter significativement l’utilisation des engrais de qualité fournis par le secteur privé à des prix abordables, par tous les agriculteurs en général appuyés par un programme novateur de subvention. Celui-ci est fondé sur l’inclusion du secteur privé et la traçabilité de l’offre de subvention publique par le ciblage des bénéficiaires. La mise en œuvre du Plan de réforme sera donc conduite à travers l’accompagnement des acteurs publics et privés intervenant dans le marché des engrais au Niger.

Les objectifs spécifiques sont de :

  • Faciliter le développement et la mise en place d’un nouveau cadre politique et réglementaire ;
  • Assister dans la mise en place d’un système rénové de subvention des engrais ;
  • Renforcer les capacités des acteurs impliqués dans la mise en œuvre de la reforme ;
  • Assister dans la diffusion, la connaissance et l’appropriation de la reforme par les parties prenantes.